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Un conservatoire régional des fruitiers est à l’étude

samedi 23 janvier 2010

Plus de cinq cents variétés de pommes sont exposées tous les ans à la fête de la Pomme de Quévert qui se donne en une journée les objectifs du conservatoire régional des fruitiers en gestation.

Le conservatoire régional des fruitiers est à l’étude. Le cabinet « Ecoumène » planche depuis mars dernier sur sa faisabilité. La Codi et la Région ont mis chacune 8 000 € sur la table, et le conseil général 4 000 € pour financer la mise en projet.

Le conservatoire est une structure qui se donne trois objectifs. Louis Martin, l’ancien maire de Quévert, les a énoncés mardi soir lors de la réunion des associations pomologiques à la salle des fêtes. « Sensibilisation, information et formation de la population par la transmission entre les générations de compétences et de savoir-faire, c’est l’objectif culturel. Recherche, identification analyse et mise en sécurité des variétés fruitières de Bretagne, c’est le côté patrimoine. Augmentation de la part du fruitier dans le développement régional, c’est l’objectif économique » résume-t-il.

Passer au niveau supérieur

Pour autant verra-t-il le jour adossé à la maison de la Rance ? Les élus en décideront lorsqu’ils auront connaissance, fin septembre, des premières conclusions du cabinet. Dans cette affaire, les associations souhaitent rester les partenaires du projet. Elles en sont à l’initiative, notamment les « Mordus de la Pomme ». « L’affaire est en discussion depuis quatre ans où lors d’une réunion à Guichen, les différentes associations nous on donné carte blanche pour le projet » résume Jean-François Aubert le président des « Mordus ».

L’association va organiser cette année la 25 e fête de la Pomme. Elle a donc une longueur d’avance en matière de collectage, d’animation et de conservation des espèces fruitières sur le pays de Dinan. Son expertise, acquise par ses bénévoles, lui vaut d’être reconnue en Bretagne. L’idée est maintenant de passer au niveau supérieur. Le travail bénévole doit être pérennisé.
« 2 000 fiches d’analyse de variétés méritent d’être conservées et sécurisées. » Sans compter la gestion des vergers conservatoires, sources de greffes diffusées lors des foires aux greffons.

Les associations veulent lever quelques préalables. Notamment préciser que le conservatoire devra se préoccuper de fruits présents depuis longtemps en Bretagne. Exigence aussi sur la liste des fruitiers : « Les épines de vinettes étaient commercialisées autrefois à Dinan » rappelle Jean-François Aubert. Et sur l’accord préalable entre les différents partenaires du conservatoire, notamment la place des associations qui en sont à l’idée.

Ouest-France

Source : www.ouest-france.fr