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Un conservatoire des fruitiers bretons en projet

jeudi 4 février 2010

De l’aire de repos à l’écomusée, environ 80 vergers conservatoires existent déjà en Bretagne, constituant de solides bases sur lesquelles peut s’appuyer le projet de conservatoire régional. (Photo C.L.D.)

Initié par l’association LesMordus de la pomme, un projet de conservatoire régional des fruitiers est à l’étude, afin de sauvegarder le patrimoine pomologique en Bretagne.

Co-financée par le conseil régional, le conseil général des Côtes-d’Armor et la communauté de communes de Dinan (Codi), une étude de faisabilité est en cours, en vue de la réalisation d’un conservatoire régional des fruitiers en Bretagne. Sa mission sera d’inventorier, d’étudier, de conserver et de valoriser les anciennes variétés de pommes et de poires locales. Ce conservatoire faciliterait également la mise en réseau des différents acteurs, du particulier passionné à la collectivité publique.

Sauvegarder la biodiversité

La Bretagne accueillerait environ 6.000 variétés anciennes de pommes et de poires. La sauvegarde de ce patrimoine végétal étant pour l’instant assurée par une trentaine d’associations, la création d’un conservatoire régional permettrait de coordonner les initiatives locales.
« Des vergers conservatoires existent déjà en Bretagne. Le but est de leur apporter une aide, de transmettre des informations, indique Jean-François Aubert, président de l’association Les Mordus de la pomme. Le projet à l’étude devrait choisir entre la création d’un super verger d’une vingtaine d’hectares, rassemblant toutes les variétés, ou un verger de cinq à six hectares, présentant les meilleures espèces. Il est important de conserver des gènes dont on pourrait avoir besoin plus tard. Par exemple, il y a 25 ans, on est allé chercher des gènes de pommiers en colonne au Canada, alors que des variétés locales existaient, à Plélan-le-Petit ! ». Sauvegarder la biodiversité locale présenterait, par ailleurs, un intérêt professionnel pour la filière cidricole, chaque variété de pomme présentant des critères spécifiques en termes de goût et de taux de sucre.

Valoriser un patrimoine culturel

Multifacettes, le projet de conservatoire intègre une dimension culturelle, chère à Jean-FrançoisAubert : « On s’intéresse aux fruits, mais également à ce qu’il y a autour : les savoir-faire, les chansons, les noms locaux, le commerce... », explique le bénévole passionné. Un intérêt particulier est porté aux tonneliers et cercliers, ainsi qu’aux différentes méthodes de pilerie et de pressage. Il est même question de relancer la fabrication de poiré, le cidre de poire, savoir-faire pratiquement disparu en Bretagne...

Corentin Le Doujet

Source : www.letelegramme.com