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L’heure est aux greffages sur les arbres...

mardi 16 février 2016

L’heure est aux greffages sur les arbres fruitiers. L’année est en avance à cause d’un hiver trop doux. Alors dimanche, à la salle des fêtes, c’était la ruée sur les greffes.

Quelques milliers de personnes sont venus demander l’espèce rare qui convient à leur fruitier et leur verger. C’était même l’engorgement pour se faire servir entre 11 h et midi, juste après l’assemblée générale des Mordus de la pomme, l’association organisatrice de la manifestation.

Quelle était donc l’espèce la plus demandée cette année ? « La Pomme Poire d’Ille-et-Vilaine est pas mal cette année », ose Marie-Thérèse Harang. C’est elle qui a fait déguster les pommes encore bien conservées de l’hiver. Un baromètre en quelque sorte pour voir les variétés les plus résistantes et les plus goûteuses en cette saison. Mais Pomme Poire est aussi un générique consensuel.

Des greffons toujours plus nombreux

Car à la foire aux greffons, il faut compter sur une multitude d’espèces fruitières disponibles. Des poires naturellement, mais aussi des châtaignes, des prunes ou même des abricots. Au final des multiples tiges proposées à la greffe. « Cette année nous avons disposé la salle un peu autrement parce que nous avons de plus en plus de greffons et il fallait faire un peu plus de place », indique Jean-François Aubert, le président des Mordus.

Les Mordus de la pomme, à l’œuvre toute la journée, ont été assaillis de demandes de conseils. Heureusement, ils possèdent un fond documentaire très justement sollicité. Et puis pour greffer, il y avait toujours les prestigieuses démonstrations de greffages d’Hippolyte Louin et Jules Lebreton.

Dans l’après-midi, les Mordus ont même procédé à la taille d’un arbre fruitier à l’intérieur de la salle. La foire aux Greffons est aussi une affaire de pédagogie.


Les Mordus, des experts reconnus de la pomme et des fruitiers

260 adhérents à jour de leur cotisation, 410 inscrits. Les Mordus de la Pomme forment une grosse association au service du patrimoine végétal et fruitier de la région.

Un savoir-faire reconnu pour la conservation des variétés et espèces fruitières. Adhésion,15 €.( pour la cotisation 2017)

Un bulletin

C’est le trait d’union entre les adhérents. On y trouve des informations techniques sur le soin aux arbres fruitiers, des reportages sur les activités de l’association, des présentations des variétés. Les Mordus de la Pomme communiquent aussi grâce au site internet (www.mordusdelapomme.fr).

Instances pomologiques

Les Mordus de la Pomme sont partenaires de nombreuses instances liées à la pomme et aux fruitiers. Le pôle fruitier de Bretagne de Lanvallay, par exemple. Son animateur, Guillaume Lepetit, coordonne les associations adhérentes. « Tout le monde travaille très bien ensemble. »

Les Mordus sont représentés à l’Union pomologique de France. Le président, Jean-François Aubert, fait partie du comité éditorial des publications « Vergers du terroir », qui sort chaque année, un livre mettant en valeur les variétés de pommes d’une région. Celui sur Rhône-Alpes va sortir en 2016. Les Mordus sont invités à un colloque au Sénat. « Il y a de la place pour les adhérents. » Un autre groupe s’envolera avec d’autres associations pomologiques au Kirghizistan, pour découvrir l’une des zones primaires de la pomme.

Génétique

Les chercheurs de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique) s’intéressent au travail des Mordus. L’étude des variétés va jusqu’aux analyses moléculaires et génétiques.

« On a découvert, au travers de vingt critères génétiques, que la variété pomme d’Orange de Vitré est née du même pépin que pomme Fille aigre de Lanvallay. » L’Inra peut maintenant distinguer 5 000 critères pour identifier les variétés.

Taille et greffage

L’année 2016 sera riche en greffage et en tailles. Abbaye de Saint-Jacut et château de la Bourbansais pour les premières dates. Les Mordus ont été sollicités par la fondation Yves-Rocher, pour la mise en place d’un verger conservatoire à La Gacilly (Morbihan). Ils tiennent une permanence le mardi, à la maison des associations, mis à disposition par la mairie de Quévert. Ils envisagent la création d’une chambre froide pour stocker les pommes de la prochaine Fête du patrimoine fruitier.

Source Ouest France
Source Ouest France