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Jules Lebreton, greffeur de fruitiers depuis la nuit des temps

vendredi 25 mars 2016

Fils de paysan, il ne s’est jamais éloigné de son milieu d’origine, l’agriculture. Son père lui a appris la technique du greffage, quand il avait 10 ans.

Portrait

Depuis toujours Jules Lebreton, 87 ans, voue une passion au greffage des arbres fruitiers. « Cette passion me suit depuis mon plus jeune âge, j’avais 10 ans quand mon père m’a appris la technique. À l’époque, on pratiquait la greffe en fente ; aujourd’hui, elle a beaucoup évolué, on greffe à la couronne, sous l’écorce, où à l’anglaise. »

Fils de paysan, Jules Lebreton ne s’est jamais éloigné de son milieu d’origine, l’agriculture, tout d’abord dans l’exploitation familiale, à la Granville. Il évoque volontiers cette période où comme pour tous les paysans de l’époque, le labeur en compagnie des chevaux était rude.

« C’est en 1948, qu’arrive notre premier tracteur, commence alors la grande mutation du monde rural », confie-t-il.

Un patrimoine botanique à transmettre

En 1956, Jules et son épouse s’installent sur la ferme de Launay-Gouyon. L’amour du métier ne le quittera pas. Il y pratique une agriculture raisonnée, ainsi que l’élevage, vaches et cochons, à dimension humaine, et s’adonne à sa passion, le greffage des pommiers, cerisiers, pruniers, poiriers et châtaigniers.

Très attaché à son terroir, Jules et son épouse résident toujours à Launay-Gouyon. « Un endroit qui fut un des bastions de la famille Gouyon, ancêtres du prince de Monaco », se plaît-il à rappeler.

Il n’a jamais envisagé de vivre sa retraite sur le plancher des vaches. Très pédagogue dans l’art du greffage des fruitiers, Il fait partager son savoir aux visiteurs des Mordus de la pomme, à Quévert ; dans les foires aux greffons, très souvent sollicité pour faire des démonstrations, récemment à l’école horticole de Saint-Ilan.

« Quand je vois des jeunes s’y intéresser, c’est un plaisir. » Il sera également présent pendant la semaine de « jardinons au naturel » qui se déroule du 20 au 30 mars, à Matignon.

Alors, Jules est un technicien ? Non, un amoureux des arbres et de la nature. « Quand on a greffé, on ne peut s’empêcher de venir voir l’évolution. On vient voir la naissance, c’est comme un nouvel être. »

Il est comme ça Jules Lebreton, c’est le coeur qui parle et la passion aussi.

Source : Ouest-France