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Quatre Mordus de la pommes présents à l’Europom de Troyes

vendredi 26 octobre 2018

Quatre Mordus de la pommes présents à l’Europom de Troyes 07/10

Ils partent avec des valises chargées de fiches techniques et des cageots de pommes. Ce week-end, ils se rendent dans l’Aube pour rencontrer le groupement européen.

Quatre Mordus de la pomme vont partir avec des valises chargées de fiches techniques et des cageots de pommes, samedi et dimanche, à Troyes, dans l’Aube, pour le rendez-vous organisé par Europom, juste une semaine avant leur fête.

Europom est un groupement européen d’amateurs créé en 1999, attaché à la sauvegarde du patrimoine fruitier. Il répond à l’industrialisation et la concentration du secteur de la production fruitière. Les vergers traditionnels, souvent composés d’un mélange de variétés traditionnelles, locales et résistantes, disparaissaient rapidement.

Dans de nombreuses régions d’Europe, des organisations se sont mises à localiser, étudier et conserver les variétés locales et historiques, afin de les préserver pour les générations futures.

Ce groupement ressemble comme deux gouttes d’eau aux Mordus et aux Croqueurs de pommes leurs homologues nationaux. « J’ai participé quatre fois à Europom et à chaque fois que l’exposition a lieu en France, c’est-à-dire tous les quatre ans », raconte Joël Daunay, un des Mordus sur le départ.
Huit pays représentés

Rouen c’était pour la première fois. Auxerre ensuite, puis Limoges et cette fois, Troyes. « Quelque 2 000 variétés fruitières seront exposées. » Le parc des expositions de la ville lui est dédié. Animations et conférences accompagnent la manifestation. Une quarantaine d’associations, d’artisans et de producteurs vont présenter leurs activités et produits.

Les Mordus de la pomme vont représenter la Bretagne. L’association emmène avec elle une documentation très précise de variétés génotypées. « Ce sont des variétés qui ont subi une analyse moléculaire, à partir des feuilles des arbres dans les laboratoires de l’Inra (Institut national de la recherche agronomique), afin d’obtenir leur profil génétique », indique encore Joël Daunay.

L’objectif est de démontrer quelles sont les variétés typiquement bretonnes qu’on ne retrouve pas ailleurs. « Quelques exemples. La variété « sous la cave », de La Chèze, s’est révélée diploïde, c’est-à-dire unique sans ressembler à une autre. De même « pomme de Saint-Vran », le « chailleux » d’Éréac et la « raffray » de Lanrelas. »

Quarante variétés sont ainsi certifiées bretonnes, issues du temps où la pomme était la reine en pays rural. « Nous avons la chance d’avoir pu préserver ces variétés », avoue Joël Daunay. Depuis une trentaine d’années, les vergers conservatoires ont permis d’observer les variétés rustiques et résistantes.


De gauche à droite, Michel Lesaichot, Maryvonne Durand Herveux, Joël Daunay (avec sa petite fille Alicia) et Michel Freuc sont les quatre « Mordus » qui vont participer à Europom qui réunit huit pays européennes dont les associations se préoccupent de la préservation du patrimoine fruitier ancestral. | OUEST-FRANCE.